Episode 6: L'espoir renaît doucement

Episode 6: L'espoir renaît doucement
La jeune fille du se résoudre à écouter son ami. Quand il avait une idée derrière la tête, Lukas ne lâchait jamais l'affaire. Silvia se débarbouilla avant de pouvoir enfiler le premier jeans qui lui tombait sous le bras. Elle passa un T-shirt quelconque par dessus la tête, et ne prit pas la peine de se maquiller. Pour qui se faire belle de tout de façon?

-Silvia: Lukas, je ne comrpends pas. Pourquoi tiens tu à ce point à ce que je voie cette personne?

Elle n'eut pas le temps d'en dire plus, le beau blond lui avait déjà attraper le bras pour l'emmener en dehors de cet immeuble si morose depuis une semaine.Elle ignorait où exactement celui-ci voulait l'emmener et surtout pourquoi tenait-il à lui présenter une personne inconnue à Silvia. Surtout qu'il devait à peine la connaitre cette personne, ça ne faisait que 8 petits jours que Lukas était arrivé à Madrid!! 8 jours, où il n'avait vu, que chaque jour, des larmes couler sur les joues de son amie... Il était temps que ça change, elle qui lui avait promi qu'à Madrid, elle lui ferait découvrir tant de chose!

Lukas avait préféré y aller à pied. L'endroit où il voulait emmener la jeune fille n'était qu'à quelques mètre à peine de l'appartement de la jolie brunette.

Chaque jour, pendant que Silvia travaillait à l'école, Lukas, lui, en profitait pour découvrir la magnifique ville de Madrid. Il fallait bien que d'une manière ou d'une autre, il se change les idées. C'est pendant ces moments, que le jeune américain avait rencontrer une jeune femme, Nora, 26 ans, avec qui il s'était tout de suite lié d'amitié. Cette Nora n'avait pas vécut une vie facile, mais elle avait su s'en sortir malgré tant de douleur... C'est pour cette raison qu'il voulait que Silvia la rencontre. Il était persuadé qu'en écoutant l'histoire de Nora, Silvia fera tout pour reprendre une vie normale! Il voulait aussi lui montrer son "endroit". Un petit hangar isoler de la ville qu'il avait découvert avec Nora. Tous les deux, y aveint passé toutes leus après midi pour aménager ce local abandonné à leur manière, pour lui donner des nuances, des couleurs, de la vie... Nora s'était occupé des couleurs, alorsq ue Lukas s'est occupé du reste de la déco. C'était encore loin d'être terminé, tout était encore vide, mais néanmoins, c'était descent pour y accueillir confortablement quelques personnes. Lukas l'avait surtout fait pour Nora, qui avait mis tant d'énergie dans ce projet, elle avait tant d'idée pour faire vivre à nouveau ce lieu

-Silvia: Tu es sûr de ne pas t'être tomper? C'est dersert ici
-Lukas: Non, tu verras! Tu vois le petit hangar au loin? C'est là exactement que nous devons nous rendre. Je voudrais te présenter Nora. Elle doit probablement être déjà là d'ailleurs
-Silvia: Tu peux me le dire maintenant! Pourquoi veux tu à ce point me présenter cette femme alors que...
-Lukas: Elle me fait beaucoup penser à toi! Tu sais, Nora quand je l'ai connue, elle revenait de loin moralement, elle affichait sur ses lèvres un sourires forcé. Quand je liu ai parlé de cet endroit, j'ai vu une lumière dans ses yeux!! Elle y a mis toute son énergie dans ce projet, pour faire devenir ce viel hagar abandonné en quelque chose de bien, un endroit où l'on pourrait danser...
-Silvia: ET bien, j'en suis contente pour elle, mais ça n'a aucun rapport avec moi!
-Lukas: 5 minutes, écoute là au moins 5 minutes. ça ne coute rien!

Le jeune homme ouvrit la porte de cet hangar. Nora était déjà là, elle finissait de mettre la couleur sur le plafond. La toute dernière étape, en ce qui concerne la peinture...

-Lukas: Nora, je te présente Silvia!! Mon amie dont je t'ai tant parlé
-Nora: Enchanté Silvia, je suis heureuse de te connaître enfin
-Lukas: Je vous laisse seul, Nora, je compte sur toi...

Le jeune homme préférait s'en aller pour les laisser seul un petit moment. Il était sûr que Nora trouverait les mots pour redonner le peu d'énergie à son amie, il l'espérait, il le fallait...

-Nora: Lukas m'a beaucoup parlé de vous, des difficultés que vous avez en ce moment. Vous savez, ça lui fend le coeur de vous voir aussi mal, il vous apprécie tellement, il se sent si impuissant
-Silvia: Je le sais, je l'apprécie beaucoup moi aussi. Mais en ce moment, je n'ai envie de voir personne, comprenez-moi.

Silvia n'avait pas envie de rester là, se confier à une étrangère alors qu'elle ne l'avait même pas fait à ses propres amis? Et puis quoi encore!!! Elle ne voyait pas l'interet de rester là une minute d plus. C'est donc sans dire un mot de plus, que la jeune femme fit chemin arrière

-Nora: Mon mari est décédé deux ans après m'avoir donné deux enfants. Ce qu'il y a de plus cher à mon coeur. Poursuivi Nora pour faire stopper la jeune fille dans son élan. Un cancer, tout a été très vite, on a rien pu faire pour lui. J'avais mal mais il fallait que je garde le moral pour mes filles. Si leur mère n'est pas capable d'être forte, comment aurait-elles pu l'être toutes les deux? J'ai radicement changé de quotidien, on a toutes les trois quitté Madrid pour s'installer loin d'ici, recommencer une autre vie...
-Silvia: Je ne vois pas pourquoi vous me racontez tout ça, je...
-Nora: A Paris, on a du apprendre une nouvelle coutume, une nouvelle langue, un nouvelle écoe pour mes filles. Tout ça, ça nous plaisait car notre quotidien était surchargé, on voulait s'adapter à ce mode de vie qui nous était encore inconnu. Jamais je n'ai pu oublié mon mari, loin de là, mais être occupé m'aidait à tenir le coup. Je n'avais pas le temps pour les pleures, les idées noirs. Je m'accrochait à mon nouveau travail avec toute l'énergie que je possédais. Peu à peu, on a retrouvé goût à la vie, mes filles et moi. On rêvait toute de revenir à Madrid, mais je ne voulais pas stopper une nouvelle fois leur scolarité de cette manière. L'accord était qu'une fois leur éducation scolaire terminée, on reviendrait ici
-Silvia: Nora, votre histoire est touchante, c'est vrai, mais...
-Nora: Ecoutez-moi jusqu'au bout. Je sais que vous vous dites que ce n'est pas pareil à vous, que tout c'est bien terminé pour moi, mais vous allez voir, on a vécut les même preuves toutes les deux.

Nora inspira une nouvelle fois avant de reprendre la parole, ce n'était pas facile pour elle de replonger dans le passé, mais elle avait promi à Lukas de tout faire pour redonner un peu d'espoir à Silvia

-Nora: Laura et Clara ont juste un an de différence entre elle. Clara, elle, elle rêvait d'être avocate, le droit, ça la passionnait tellement. Elle voulait suivre les traces de son père. Laura par contre, elle ne voyait que par la danse. Alors que les petites filles jouaient à la poupée, Laura, elle ne cessait de danser. Elle n'aimait pas l'école, mais elle savait que si elle ne réussissait pas sa scolarit, je ne lui permettrait plus de se rendre au cours de danse. Elle faisait alors le maximum pour continuer les deux à la fois, elle a toujours réussi. Son plus grand rêve, c'était de revenir, ici, à Madrid, et de pouvoir ouvrir une école de danse. Elle rêvait de comédie musical, de grand ballet, de spectacle tout simplement. Clara, elle, son père était son plus grand modèle, c'était le meilleur avocat...Malgré son jeune âge, elle était déjà motivé pour sa carrière professionnelle et prenait déjà beaucoup d'avance pour être sur d'être la meilleur.
-Silvia: Je ne comprends pas, pourquoi parlez vous au passé et...
-Nora:Un jour, le 3 juillet, il y a maintenant 2 ans, c'était ma période de congé. Et les filles voulaient s'évader de Paris pour quelques jours. J'avais appris qu'à Marseille, il y avait une comédie musicale qui se produisait chaque soir pour une période d'un mois. Les filles étaient ravie d'y aller, surtout Laura, elle qui étai fan de Grease, c'était le thème de ce spectacle. Cette petite escapade allait nous détendre toutes les 3. Nous sommes parties de la soirée, afin d'arriver le lendemain matin. Quand j'ai pris le volant, j'étais déjà fatiguée, mais je me suis dit que ça allait passer. Une seconde d'inatention, mes yeux se sont fermés et la seconde qui suit, la voiture s'est écrasé contre un camion. J'ignore le temps que je suis restée inconsciente mais lorsque j'ai ouvert les yeux, j'étais dans une ambulance. Une jeune femme se tenait à mes côté, je lui ai tout de suite demandé des nouvelles des filles mais je n'ai eut aucune réponse. Le lendemain, on est venu m'anoncer qu'aucune n'avait tenu le choc. Elles ont été tué sur le coup, je les ai tuées.
-Silvia: J'en suis navrée,vraiment. J'ignore pourquoi Lukas vous fait revivre ce cauchemart en vous ayant demandé de tout me raconter.
-Nora: Pour vous montrez que peu import le destin que nous a réservé la vie, il ne faut jamais baisser les bras. La vie est trop belle pour et tellement précieuse, c'est bête de vouloir la gâcher! Vous ne trouvez pas? Quand vous voyez votre amis, votre voisin, dites vous que tôt ou tard, il vivra ou à déjà vécut des épreuves douloureusment similaires à la votre. Que ça soit un accident, une erreur comise, la perte d'un amis, d'un enfant et d'autre encore... tout être humain ne peut pas échaper à celà. C'est comme celà que fonctionne la vie.On tombe au plus bas pour pouvoir remonter au plu haut. C'est ce que j'ai fait et c'est ce que tu réussiras à faire Silvia. Je te tutoies je crois qu'on a déjà partager beaucoup de chose pour se permttre de le faire!
-Silvia: Celà me convient! J'ignore cependant comment parvenir à reprendre goût, je n'ai envie de rien
-Nora: Pendant 2 ans, je me suis laissé allé! J'étais présente physiquement, mais morte à l'intérieur. Je venais de perdre mes deux perles rares, je n'avais plus aucune raison de vivre. La seule chose dont je rêvais c'était de pouvoir les rejoindre. Pendant 2 ans je n'étais plongé que dans le remord, je venais de reprendre la vie à mes enfants. Et je culpabilisais le fait que moi j'étais encore présente alors qu'elles, non. Ce n'était pas juste, elle était si jeune, si innocente et tellement curieuse de connaître tous les côtés positifs de la vie, elle n'en n'ont pas eut temps... Mes amis, ma famille, était présente pour moi mais il y avait un mur entre nous. Un mur difficile à franchir, dont ça a mis 2 ans pour le détruire. Un jour, j'ai eu un déclic, je regardais les photos de famille où je pouvais apercevoir le sourir à chaque fois rayonnant de ma mère, de mes filles. ça m'a fait rappeler que je n'avais plus vu ce sourire sur les lèvres de ma mère depuis le jour où j'avais décidé de me détruire. Elle aussi souffrait d'avoir perdu ces petites filles, mais elle se battait pour continuer à vivre avec leur souvenir, alors que moi, non, j'étais fini, et pour elle, c'est comme si j'étais morte moi aussi. J'ai alors réaliser que le mal que je ressentais, je le faisait d'autant plus ressentir à mon entourage. Pour ma mère, me perdre arès avoir perdu ses deux petits enfants, elle ne l'aurait pas supporté. Je ne voulais as lui faire de mal, et ce jour là, j'ai compris que le meilleur moyen pour soulager tout le monde, c'était de se soutenir, de se parler, se confier et malgré tout continuer à vivre... c'est ce que j'ai fais!
-Silvia: Tu es très courgeuse Nora, je t'admire vraiment. Tu sais, je ne veux pas faire de mal à personne moi non plus. Mais je me sens tellement inutile et honteuse à la fois. J'ose à peine me regarder dans une glace.
-Nora: Le meilleur conseil que j'ai à te donner Silvia, c'est de laisser les autres venir à toi. Dans ces moments, le soutien des gens qu'on aime est important et c'est notre seul thérapie. Je ne dis pas detout dévoiler d'un coup, mais petit à petit se confier, se laisser caliner, un sourire. Et tu verras, tu te sentiras tellement mieux, et tu auras l'envie de vivre, d'être heureuse...pour eux, pour les gens que tu aimes. Si tu ne le fais pas, tu t'en voudras, tu t'en voudras de les rendre malheureux et tout ça ne fera que dégrader la douleur déjà présente.

Silvia se contenta de baiser la tête. Peut être que la jeune femm avait raison. Même si c'est difficile à avouer! Elle venait d'utiliser des arguments convaincant et son histoire, bien sûr, la touchait profondément. De là a avoir beaucoup d'amiration pour Nora, elle aussi, elle voulait s'en sortir, et écouter les conseils de cette femme était une bonne chose. Elle avait vécut des choses similaires à Silvia... voir pire! Silvia comprenait maintenant pourquoi Lukas avait tant insisté...

-Nora: Quand j'ai petit à petite retrouver une vie normal, j'ai pris la décision de revenir à Madrid pour le restant de ma vie. C'est ici que voulaient vivre mes filles et je regrette de ne pas les avoir emmener plus tôt. En étant ici, je me plus plus proche d'elle. Si on emménage ce local, Lukas et moi, c'est justement parce que je veux reproduire l'unirvers des filles ici. Je veux transformer cet endroit en un lieu où l'on peut danser. Lukas m'a proposé de m'aider, je ne suis pas un génie de la danse mais j'ai appris qu'il y avait un spectacle musicale en projet, sur Grease. Pour le moment, les castings vont seulement démarer, et j'ai l'intention de m'entrainer pour y décrocher un rôle. Je veux réaliser le rêve de ma fille, c'est ce qui me pousse à vivre par dessus tout.
-Silvia: Je peux t'aider, si tu le souhaites! Se proposa avec spontanéité la jeune fille. Après tout, ça ne pourra que lui faire du bien de tuer le temps par ce qu'elle aime le plus: la danse. De plus, elle se sentait comprise avec Nora et la jeune fille se sentait rassurer et pleine d'espoir en sa présence. Je suis bonne en danse, avec du travaille, tu le décrocheras ce rôle!
-Nora: C'est vrai, tu ferais ça? C'est tellement gentil, mais je ne peux pas accepter. En ce moment, ta priorité c'est d'aller mieux, de te reconstruire, je ne veux pas être un fardeau supplémentaire pour toi, ne te sens pas obliger tu sais.
-Silvia: Je t'assure que ça me fais plaisir. ça me fait du bien de parler avec toi, et j'avoue que venir ici après les cours, pour continuer à danserr, c'est ce peut m'arriver de mieux en ce moment.
-Nora: Dans ce cas, j'accepte. ça me fais tellement plaisir, je te remercie
-Silvia: Non, c'est à moi de te remercier, je me sens tellement mieux. J'ai compris beaucoup de chose. Je dois m'en aller, j'ai une chorée à préparée pour les cours de demain. On se voit demain, à 20h pile ici. On pourra déjà commencer.
-Nora: A demain ma grande. Je te remercie

C'est ainsi plus reposé et détendue que la belle espagnole ut regagner son domicile où l'attendait déjà Lukas. Ce dernier se sentait à présent soulager, il venait de retrouver enfin son amie tel qu'il la connaissait, du moins, pour le moment, elle était encore un peu fragile, mais il savait désormais que tout s'arrangerait petità petit







# Posté le vendredi 28 mars 2008 15:06

Modifié le samedi 05 avril 2008 20:21

Episode 5: Une triste réalité

Depuis leur dernière discution, Pedro s'était abandonné à trois reprise dans les bras de Kayla. La jeune fille avait vu juste en ce qui concerne les garçons, avec un peu de tentation, de sureté et une pointe de séduction, il était facile d'en faire craquer plus d'un. Pedro n'échappait pas à la règle, il fonctionnait bien pareil. Et il avait bon lui rappeler combien il était encore amoureux de sa Lola, ça ne l'avait pas empêcher de craquer à plusieurs reprises! Kayla savait comment se comporter avec lui et elle ne manquait pas d'utiliser toutes ses stratégies quand il lui arrivait de mettre de l'opposition.

La belle Kayla, le fruit d'une mère espagnole et d'une père Mexicano-américain, a tout pour plaire. Elle a une peau mâte magnifique dont aucun défaut ne marque son visage. Ses yeux sont grands et d'une jolie couleur noire qui reluisent en permanence. Ses cheveux sont noires, légèrement bouclés et très long, lui arrivant au niveau des fesses. Elle a une taille normale, ni trop grande, ni trop petite avec un corps sublime. Elle a de très jolies formes bien placées, ne pouvant laisser indifférent aucun garçon. La jeune fille avait tout pris de ses gènes latino, en rien, elle ne ressemblait à une américaine typique, et c'est sûrement ça qui faisait craquer le beau Pedro. Cette fille lui rappelait la chaleur de son pays...

A peine les yeux ouverts, Pedro s'aperçut qu'il était seul dans le lit. Kayla devait probablement être sortie faire une course, comme elle le faisait souvent, dés le matin. En tournant la tête légèrement vers la gauche, il put apercevoir un plat-déjeuné déjà préparé. Décidément, cette Kayla le traitait toujours comme un prince. Pedro fit descendre doucement la couverture jusqu'à sa taille et se redressa légèrement afin de faire passer le plateau déjeuner sur ses jambes. Il n'y avait que des bonnes choses: un verre de lait, du jus d'orange, un peu de café, croissant et pain au chocolat, des tartines grillées dont elle avait déjà étalé une longue couche de nutella dessus, une pomme, sans oublié les biscuits à la fraises, les préféré de Pedro.

Chaque fois que le jeune homme passait la nuit avec Kayla, il avait toujours droit à de jolie traitement de faveur de la sorte. Il avait bon être fou de Lola, pedro se sentait peu à peu tourner la page quand il était avec Kayla. Elle lui faisait oublié tout le reste pour ne penser qu'à l'instant présent. Il était bien avec elle, elle avait le don de le rendre plus calme, moins stressé et elle s'occupait de lui avec une extrême gentillesse, le beau brun ne savait plus où donner tête. Il faut avouer que Kayla mettait tout en oeuvre pour ne plus trouver une seule trace de Lola auprès de Pedro.

Ce matin, avant de s'en aller, elle avait profiter que Pedro dormait pour s'aventurer dans son porte feuille dans lequel il y avait des photos de Lola: trois exactement, une où elle était seul et deux autres où elle était avec Pedro. La belle brune les avait enlevée une par une avant de les déchirée pour ensuite les passée sous le feu, des souvenirs ainsi enlevé... Elle savait que Pedro n'en serait pas enchanté, mais au moins, elle serait débarrassée de ces vieux souvenirs qui trottaient dans la tête de Pedro. Elle ne s'y était pas arrêtée là d'ailleurs, puisqu'elle avait aussi pris le GSM de Pedro afin d'effacer le numéro de Lola et tous les anciens messages qu'elle lui avait envoyé et dont il n'avait jamais eu le courage d'effacer. La prochaine étape consisterait à dépuiller l'appartement du jeune homme. Là, elle y enleverait tous les vieux cadres, photos et autres souvenirs qui le rendait accroché à cette jeune fille dont Pedro lui avait si souvent parlé.

Lorsqu'il entendit un bruit de clé provenant de la porte d'entrée, il pu aussitôt apercevoir Kayla. Elle avait effectivement fait quelque course mais elle tenait également un petit tube en carton dans la main droite, qu'elle s'empressa de déposer sur le meuble, tout en ne perdant en rien son sourire lumineux.

-Kayla: Salut mon Pedro, déjà réveillé!
-Pedro: il est déjà 10h, je ne peux pas me permettre de faire la grasse matinée tous les jours.

Kayla se débarrassa de son manteau qu'elle posa par dessus une chaise et s'aventura dans la cuisiner pour y déposer ses affaires. La jeune femme était de plus en plus préoccupée par l'annonce qu'elle allait faire à Pedro d'ici peu de temps, elle appréhendait la réaction du jeune homme. Lorsqu'elle entendit la voix de Pedro l'appeler, elle sorti immédiatement de ses pensées pour lui répondre.

-Kayla: oui Pedro?
-Pedro: Viens donc me rejoindre! Tu n'as quand même pas préparé ce déjeuner pour moi uniquement.
-Kayla: Et bien si, en allant faire les cours, j'ai dégusté une gauffre en même temps.
-Pedro: Je suis sûr que tu as encore une petite place. Allez, viens...

dit-il en tapotant sur la place vide à côté de lui. La jeune fille ne se fit pas plus prier, autant en profiter pour être à ses côtés.

-Pedro: C'est vraiment gentil toutes ces petites attentions envers moi
-Kayla: J'aime tout simplement te faire plaisir, rien ne peut me rendre plus heureuse que tous ces moments passé avec toi.

Elle attrapa un croissant qu'elle mordit légèrement avant d'en porter le restant aux lèvres du jeune homme qui ne se fit pas prier pour en avaler le rester du contenu, il avait une faim de loup en ce moment...Elle se blotti contre lui, profitant au maximum de ces moments qui ne représentaient pas grand chose pour Pedro. Mais pour Kayla, c'était un début, et elle voulait se donner le temps pour la suite. Peut être qu'avec le temps, il l'oubliera cette fameuse Lola.

-Kayla: Ecoute Pedro, je sais que l'on en a déjà parlé, mais je voudrais d'autre réponse. Dis-moi que tout est différent maintenant entre nous.
-Pedro: Je ne veux pas te faire de fausse promesse. C'est vrai qu'en ce moment on est proche, mais nous deux c'est de la folie, je ne veux pas me prononcer trop vite.
-Kayla: Je comprends! je ne m'attendais pas à un miracle de ce côté là, tu sais. J'espérais simplement qu'on en serait plus au même point qu'avant.
-Pedro: J'en suis désolé... On arrête tout si tu préfères, vaut mieux qu'on ne se voie qu'en simple amitié.
-Kayla: Non, je t'en prie. Tout mais pas ça, je te promets que j'essayerai de faire la part des choses
-Pedro: Et si on pensait à autre chose... Qu'est ce que tu dirais de m'accompagner au tournage, ce matin?
-Kayla: J'aimerai beaucoup, je t'assure, mais j'ai des tonnes de choses à faire. Puis, il faut que je fasse la cuisine pour ce soir, comme convenu.
-Pedro: Ho, un resto fera très bien l'affaire.
-Kayla: Non, je préfère l'ambiance ici, tous les deux...
-Pedro: Bon... moi, il va falloir que j'y aille, je ne suis pas en avance! A ce soir dans ce cas...

Après avoir rapidement prit une douche, Pedro avait aussitôt franchi la porte d'entrée. Il n'était pas en avance, et d'ici pas moins d'un quart d'heure, le jeune homme était attendu sur le lieu de tournage. Sachant les nombreux embouteillages qu'il y avait dans la ville chaque matin, ce n'était pas une tâche facile...

Kayla, quand à elle, soupirait à petit flot de cette situation: jamais Pedro ne serait à elle seule, cette Lola occupait toutes ses pensées malgré tous les efforts qu'elle faisait pour essayer de le lui faire oublier. La jeune fille se leva du lit où elle s'était allongée quelques minutes pour revenir chercher ce petit tube en carton qu'elle avait laissé sur le meuble dans l'espoir que Pedro ne tombe pas dessus. La belle brune ouvrit l'emballage et posa une main sur son ventre l'espace de quelques seconde. D'ici peu de temps, elle allait découvrir ce que lui résevait l'avenir, tout ce jouait maintenant...

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-Lukas: ouvre cette porte Silvia, stp!

Depuis quelques jours, la jeune fille n'avait plus de vie. Dés qu'elle rentrait de l'école Arranz, Silvia se dirigeait dans sa chambre pour ne plus en sortir jusqu'au lendemain matin, cette rencontre si difficile avec Roberto l'avait meurtri. Elle se sentait si mal qu'elle 'navait plus goût à rien, elle refusait de répondre à chaque coût de téléphone qu'elle recevait. Et d'alleurs, depuis maintenant plus de 24h, son téléphone était coupé, comme pour s'éloingner un peu plus des gens. Elle avait versé autant de larme en si peu de jour, que la poitié des êtres vivants ne verseront jamais en une vie entière. Lukas, son ami, tentait tant bien que mal de lui parler, mais la seule réponse dont il bénéficiait était le silence de la jeune fille. Silvia s'était même fermée à lui, elle ne voulait plus voir personne. La jeunef ille passait son temps sou les couettes dés l 'instant même où elle franchissait la porte d'entrée. Elle ne prenait même plus le tempsd e manger, elle n'en éprouvait plus l'envie ni même le besoin. Une semaine était passée mais rien n'avait changé l'état de mal être de la belle hispannique.

-Lukas: Silvia, je t'en prie, tu ne peux pas rester dans cet état! parle moi!

Ce n'est sans surprise que Lukas du faire face au silence de son amie, une fois de plus. Mais cette fois, Lukas pu entendre un léger petit bruit se faire entendre. En effet, Silvia venait enfin de se lever de son lit pour enlever le verrou de la porte. En face de lui, il pouvait admirer une jeune fille dont il n'avait jamais vu de cette manière: pijama, cheveux décoiffé, aucune trace de maquillage, les yeux rouges à force d'avoir pleurer... où étais passé cette Silvia coquette? dont la classe vous impressionne dés le premier regard? La jolie brunette se jeta immédiatement dans les bras de son ami. Que c'était bon de se sentir protégée dans les bras musclé de ce Lukas. Il n'y avait pas besoin de parole entre ces deux là, une simple présence suffisait à se rassurer l'un, l'autre. Elle se laissa pleurer à nouveau, mais cette fois, elle n'était plus seule comme elle l'avait été pendant une semaine tout entière.

-Silvia: jamais je n'aurais du revenir à Madrid, je n'ai plus ma place ici!
-Lukas: biensûr que si, tu as ta place. Même si c'est différent pour toi, ce retour au source est nécessaire. C'est ici que tu as vécu, ta tante, tes amis, tout est ici. Aux Etats-Unis, à part la danse, tu n'avais rien d'autre.
-Silvia: A quoi ça sert? j'ai tout perdu ici aussi.
-Lukas: Laisse-toi du temps, tu réussiras à t'en remettre.
-Silvia: J'ai perdu l'une de mes meilleurs amie, sans parler de Roberto. Je n'ai même plus l'envie de me lever le matin, je le fais par principe, non pas par envie.
-Lukas: Moi je serai toujours là pour toi Silvia, je t'aiderais à surmonter tout ça. Que ça soit avec Roberto ou pas, Lola ou pas!
-Silvia: Non, je ne peux pas. Tu sais, depuis que je suis à Madrid, tout ce que je pensais avoir oublié m'est revenu en tête. Et je regrettes, si tu savais, je regrette tout ce que j'ai fais. J'ai l'impression que seulement maintenant, je vais prendre conscience de mes actes et que toute la vie, je vais le payer.
-Lukas: Dis pas ça Silvia, tu ne peux pas te punir éternellement pour un acte commis il y a plus de 2 ans maintenant. On fait tous des erreurs dans la vie et le temps nous aide à ne plus les comettre.
-Silvia: J'ai toujours rêver d'être maman. Il n'y a rien de plus beau que de donner la vie... Moi je e pourrai plus avoir cette sensation, je ne le mérite pas, je ne suis pas une bonne mère, je ne le serai pas.
-Lukas: Une mauvaise mère ne se serait jamais remis en question comme tu l'as fait. Je suis sûr que si tu as pris cette décision, tu l'azs fais avant tout pour le bien être de l'enfant que tu portais. et même si c'est difficile à vivre, à accepter surtout, tu dois te donner une autre chance. Tu es jeune, et des enfants, tu as encore tout le temps pour ça.
-Silvia: Non Lukas, c'est finit pour moi. Je ne pourrai plus jamais aimer un homme comme j'ai aimé Roberto. Tu sais, je lui e nai voulu énormément, et une partie de moi lui en veut toujours, mais les sentiments, eux, ils sont toujours présents. Tu sais cette petite boule que l'on a dans le ventres, les palpitations qu'on ressent lorsque l'on est en présence de la personne qu'on aime, et bien tout ça, je l'ai resssenti lorsqu'il était en face de moi.
-Lukas:Il faut que tu lui en parles dans ce cas. Si tu es convaincue que tu l'aimes toujours, tu dois lui en parler.
-Silvia: A part de la haine et du dégout, il ne ressent rien d'autre pour moi. Je l'ai vu, tu sais, dans son regard. Jamais il ne m'avais regarder avec autant de dégoût, j'ai même pu apercevoir de l'indifférence dans son expression. Rien n'est pire que celà, quand quelqu'un vous ignore totalement, quand il n'éprouve que de l'indifférence, c'est le pire sentiment qu'un être vivant peut ressentir. On est comme un fantome, transparent. Et pour Roberto, je n'existe plus, il ne me voit plus, je suis invisible à ses yeux. Et ça fais tellement mal...
-Lukas: Ce n'est pas facile pour lui non plus. Ce que tu lui a annoncé, n'est pas facile à entendre. Tu dois lui laisser du temps, un jour, il comprendra ta décision.
-Silvia: Roberto ne fermera pas les yeux sur ça. Il a bon avoir un petit côté macho, voir arrogant, il éprouve une belle senssibilité en ce qui concerne les enfants.
-Lukas: Dans ce cas, tu dois faire ta vie sans lui, tu ne peux pas te laisser te détruire comme ça, pas si jeune. ça ne sera pas facile au début, mais avec le temps et l'envie, tout finira par aller mieux

Une théorie plutôt véridique pour la plupart des êtres vivants. Combien d'entre eux n'ont pas un jour toucher le fond pour pouvoir en revenir bien haut quelques années après? Silvia était persuadée que jamais elle ne pourrait oublier ce beau brun prénommé Roberto, l'unique homme de sa vie. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas... Pourtant, un jour, elle finirait par se dire " Allez ma grande, reprends ta vie en main, tu as le droit d'être heureuse toi aussi...", toute personne passe par cet étape un moment où l'autre. Cette dernière étape qui enterre une longue période de déprime pour laisser plac eà d'autre mment plus joyeux, une nouvelle vie... Elle marque la fin d'une crise douloureuse, la fin des larmes, des coups de blues, du mal être... pour que la "Re-naissance" d'une personne se fasse. Avec le temps, Silvia atteindra ce point final,même si la belle en est persuadée du contraire.

-Silvia: J'ai envie de rester seul, Lukas, tu peux t'en aller stp!
-Lukas: Tu es restée seule pendant une semaine entière, tu ne crois pas qu'un peu de compagnie te ferai du bien!
-Silvia: Je ne ressens plus ce besoin, la compagnie des gens m'indiffère, Lukas, stp, laisse moi seul.

Pour Lukas, toute cette histoire lui fendait le coeur. Quoi de plus terrible que de savoir sa meilleure amie en train de toucher le gouffre, sans pouvoir l'aider. Il avait toujours connu une Silvia courageuse, battante, souriante mais plus rien de tout ça, elle avait perdu sa joie de vivre pour tomber dans la survie à présent. Oui, c'est ça, la belle espagnole ne vivait plus, elle survie...
Son ami avait bon se montrer tendre et patient, rien 'ny faisait. Il ne savait plus quoi faire pou lui rendre un minime petit sourire...A moins que...Il avait une petite idée pour la mettre sur la bonne voie en ce qui concerne son avenir

-Lukas: Laisse moi avant te montrer quelque chose. Je voudrais que tu voie quelque chose, quelqu'un qui me tiens à coeur. Peut être que ça te fera chagner d'avis
-Silvia: Je n'ai envie de voir personne, encore moins une étrangère, va-t-en stp
-Lukas: Silvia, fais un effort stp, ce n'est pas en te lamitant sur ton sort, que tu trouveras un repère. s'il faut que je te traine en pijama, je le ferai. Alors par pitié, il est préférable pour toi que tu t'habille et que tu me suives.




# Posté le lundi 03 mars 2008 12:21

Modifié le dimanche 16 mars 2008 18:55

Episode 4: Une vérité qui fait mal.

Episode 4: Une vérité qui fait mal.
Silvia avait aussitôt rejoind sa tante sous le regard encore émerveillé de Lukas qui ne s'était pas encore remis de cette tradition. C'était la première fois en deux ans, que les deux amis s'échangeaient un baiser, à la rigueur, le beau Lukas se pensait même homosexuele. Il avait vécut que des mauvaises relations avec les filles depuis tant d'années, et le jeune homme s'était consoler en changeant complètement de bord, et voilà qu'à nouveau, il recommençait à apprécier les baisers féminins! Tout ça avait laissé le doute envahir le jeune homme. Lukas avait bien plus qu'apprécier ce moment, il était même prêt à recommencer, alors que quelques minutes auparavant, il ne s'était jamais posé ce genre de question. Heureusement, Silvia n'y avait vu que du feu à celà, qu'allait elle en penser, si il venait à lui dire qu'au bout du compte, il n'était pas homo, mais qu'au contraire, il aimait plus que tout la compagnie féminine. Et si c'était Silvia, la seule fille féminine dont il voulait?

Silvia n'avait pas tarder à faire les présentations, c'était important pour elle, pour ce nouveau départ qu'elle s'était fixé avec sa tante, qu'elle lui présente les personnes qui compte pour elle. Il était impossible, à présent, que Alicia ne connaisse pas son meilleur ami. D'ailleurs, Silvia avait inviter Lukas à rester à Madrid aussi longtemps qu'il le voudra. Alicia allait devoir s'habituer à le voir à chaque fois qu'elle viendrait chez sa nièce. Peu après avoir fait les présentations avec l'ensemble des professeurs, du moins presque, parce que Lola et Roberto avait préféré s'en aller plus loin en la voyant arriver, Silvia demanda à parler plus sérieusement avec Carmen et Alicia. C'est donc pour peu de temps que Silvia laissa seul son ami, pour discuter dans un endroit plus tranquille et plus calme.

-Silvia: Alicia m'a dit que le poste de danse classique était libre.
-Carmen: en effet, nous recherchons quelqu'un depuis qu'Irène nous a quitté
-Silvia: j'aimerai me présenter pour ce poste, c'est un bon départ pour moi
Carmen afficha un sourire en direction d'Alicia avant de reposer son regard sur son ancienne élève
-Carmen: Et bien... dans ce cas, tu es engagée évidemment
-Silvia: Je ne veux pas être favorisée, laissez moi passer un entretien au moins
-Carmen: Silvia, après autant d'année passé dans cet école, nous te connaissons suffissement pour te dire que c'est une chance pour nous d'avoir une prof aussi talentueuse que toi dans notre école
-Silvia: je vous remercie tellement Carmen, j'en avais bien besoin en ce moment avec le spectacle qui s'est terminé
-Carmen: A ce propos, laisse moi te féliciter ma grande. je suis allée te voir dés les début, j'en suis restée agréablement surprise. Tu as accompli tellement de chose, je suis très fière de toi Silvia
-Silvia: Pourquoi ne pas m'avoir rendu visite via les loges? J'inorais votre présence moi...
-Carmen: Je me doutais qu'après un spectacle aussi long et éprouvant, tu devais être fatigué. J'ai préféré ne pas te déranger
-Silvia: Pour vous Carmen, j'aurai toujours du temps, c'est grâce à vous, à votre école que j'en suis là aujourd'hui.
-Carmen: Sans ta persévérence et son talent, nous n'aurions pas pu y faire grand chose tu sais!! Cette réussite tu la dois à toi seul
-Silvia: Merci... Carmen, je n'ai qu'une seule envie à présent, j'aimerai pouvoir m'évader dans les couloirs de l'école, redécouvrir la salle de danse, les chambres et ...
-Carmen: Va ma belle, va.... Prend autant de temps que tu le souhaites.


Roberto en était resté figé, rare sont les paroles qu'il avait pu prononcer depuis qu'il avait pu apercevoir Silvia. Il ne voulait plus avoir affaire avec elle, il ne voulait plus lui parler, il voulait simplement l'oublier et refaire sa vie, mais quand il l'avait aperçut, il n'avait pas pu rester indifférent. Tant de chose le liait à cette fille, tous les bons souvenirs qu'il avait vécu avec elle ne partirait jamais de sa mémoire, que ça soit du temps où ils étaient ensemble, ou bien simplement en tant qu'ami. Il l'avait d'ailleurs admiré l'espace d'un instant, se demandant qui était le jeune homme qui l'accompagnait, son petit ami probablement. Roberto n'avait pas d'autre explication que celle là. sur l'instant présent, il l'avait trouvé magnifique, encore plus jolie que la dernière fois qu'il lui avait parlé. Comment allait-il faire pour parvenir à l'éviter toute la soirée? Où bien peut être qu'il devrait lui adresser la parole une bonne fois pour toute. Que tout le monde ait l'esprit ainsi vider de tout ce qu'ils avaient sur le coeur. Roberto posa son regard une nouvelle fois où Silvia se trouvait quelques minutes auparavant, mais rien, elle avait déjà disparu. Il avait donc décidé de partir cette fois, il ne supoprterait pas de rester une minute de plus dans ce lieu

-Lola: qu'est ce que tu fais Roberto? Où vas-tu comme ça?
-Roberto: Je m'en vais...
-Lola: Mais enfin, pourquoi?
-Roberto: Je n'en peux plus. De revoir Silvia comme ça, ça me fait quelque chose. Elle se donne comme ça en spectacle devant tout le monde, sans scrupule. je ne vais pas pouvoir tenir la soirée
-Lola: Ecoute, roberto, Silvia est mon amie aussi, et je lui en veux comme jamais. Mais, il est hors de question que l'on gâche notre soirée, peu importe quelle raison, on a rien à se reprocher dans cette histoire
-Roberto: Reste t'amuser si tu y tiens, mais moi, je ne resterai pas ici une minute de plus
-Lola: Roberto, tu ne peux pas me faire ça, tu m'avais promi de passer la soirée avec moi, qu'on s'amuserait comme jamais, et à la moindre occasion tu te défile
-Roberto: Ce n'est pas contre toi, c'est juste que...
-Lola: Juste que tu te comportes encore en égoîste. Il t'arrive de penser aux autres parfois? Tu n'es pas le seule à ressentir de la colère, pourquoi je ne me braque pas moi
-Roberto: On ne va pas se disputer pour ça quand même...
-Lola: tu te dis mon ami, et il te suffit que Silvia se pointe pour que tu me lâche
-Roberto: Arrête, Lola, tu as trop forcer sur l'alcool ce soir, et tu pourrais dire des choses que tu ne penses pas
-Lola: je suis parfaitement clean Roberto, mais je ne supporte pas que l'on se moque de moi
-Roberto: Lola, tu n'as pas arrêté depuis que l'on est arrivé: Vodka, wiski et j'en pense. Il serait temps que tu te stoppes là. Je sais qu'on avait décidé de s'amuser mais l'alcool n'était pas non plus indispensable.
-Lola: avant que Silvia ne soit là, ça te posais aucun problème que je boive, arrête de tout mettre sur le dos de la boisson. Tu peux dire tout ce que tu veux, mais tu veux que je te dise, j'en ai rien à faire que Silvia soit là. Je ne suis pas prête à fermer les yeux sur ce qu'elle à fait. Tu crois qu'elle pensait à nous là bas, pendant qu'elle était dans sa gloire. Bien sûr que non
-Roberto: Même si tu ne veux pas l'avouer, je sais que ça te fais mal tout ça
-Lola: C'était ma meilleur amie, tu trouves ça normal qu'elle nous laisse en plan du jour au lendemain, et qu'ensuite elle puisse revenir comme ça, un jour où l'autre? Que ça soit une Jauregui ou pas, ça ne lui laisse pas tous les droits
-Roberto: Allez Lola, n'y pense plus, ça ne sert à rien de se faire du mal pour rien.
-Lola: tu dois avoir raison...
-Roberto: je reviens, j'ai besoin d'aller me dégourdir les jambes...
-Lola: D'accord, moi je ne bouge pas d'ici.

Silvia venait de pousser la porte de la salle de danse, cette salle qui lui était si cher à ses yeux. Tant de souvenirs lui venait à l'esprit en un rien de temps. Elle avait vécut tant de moment dans cet école, mais ses préférés étaient tous ceux passés dans cette salle. Il n'y avait aucun Cd qui trainait mais ce n'est pas ça qui allait arrêter la jeune fille de faire quelque pas de danse. D'ailleurs, c'était un besoin bien profond en elle. Certain ont besoin de drogue pour vivre, d'autre ont besoin de boire... Silvia, elle, avait besoin de danser. Danser sans arrêt!

Demain, la belle brune donnerait son premier cours de danse classique. Bien sûr, elle avait déjà donné des cours par le passé, mais ce n'était pas pareil, là, elle allait donner cours en étant reconnue comme professeur, et c'était une grande réussite pour elle!

En voyant Lola, elle avait bien eut envie d'aller lui parler, mais elle n'en avait pas eut le courage. Elle avait tellement honte de l'avoir banni de sa vie du jour au lendemain comme on jette une vieille paire de chausette. Pourtant, si elle voulait se rattraper, il allait bien falloir qu'elle prenne du bon courage.

Elle laissait son corps à nouveau s'affoler par les nombreux mouvements qu'elle éxécutait mais sa concentration se perdit aussi vite lorsqu'elle vit apparaitre à travers le miroir une silhouette familière. Roberto se tenait derrière la vitre depuis quelques minutes et la jeune fille en avait été perturbée. Elle faisait semblant de ne pas l'avoir remarquer, elle n'était pas encore prête à lui parler, elle savait qu'il lui demanderait des explications. Pourtant, elle savait qu'elle n'allait pas s'en sortir aussi facilement. Roberto est un déterminé, il ne partira pas sans lui avoir laisser quelques mots. La jeune fille du d'ailleurs se résigner à lui faire face, car en l'instant présent, Roberto venait de pénétrer dans la pièce. Silvia osait à peine le regarder dans les yeux. Qu'est ce qu'elle y verrait? de l'indifférence? du dégout? Elle ne voulait qu'elle seule chose: s'enfui au plus vite, mais elle ne pouvait pas.

-Silvia: Roberto!
-Roberto: Tu te rappeles de moi au moins!
-Silvia: Arrête Stp, je ne suis pas ici pour entendre des reproches!
-Roberto: Il serait temps que tu me donnes des explications, tu ne crois pas? Tu es parties sans prévenir personne, tu n'as laisser aucune nouvelle et tu crois que tout le monde va t'accueillir à bras ouvert?
-Silvia: Quand je suis partie d'ici, ce n'était pas par plaisir tu sais. Je n'allais vraiment pas bien moralement.
-Roberto: Tu n'imagines pas le mal que tu as causé autour de toi. Je me faisais du soucis pour toi. Je m'inquiétais à longueur de journée pensant qu'il t'étais arrivé quelque chose de mal
-Silvia: J'en suis désolé, je t'assure!
-Roberto: Un coup de fil Silvia, au moins un. Mais non, tu as préféré ne pensé qu'à ta petite personne.
-Silvia: Parce que tu crois qu'il n'y a pas un jour où je ne pensais pas à vous? Et bien tu te trompes, j'en ai souffert pendant longtemps, j'étais seule, ce n'étais pas facile pour moi
-Roberto: Pourquoi ne pas avoir appelé alors? Envoyé une lettre?
-Silvia: Parce que je voulais oublier le passé, ne plus en souffrir. Et le seul moyen d'y arriver, c'était de couper tout contact avec Madrid, mes amis, ma famille... et d'avancer dans l'avenir.
-Roberto: On aurait pu en parler au moins, tout le monde à des déceptions dans la vie. Lola, Moi, on t'aurais apporté du soutien. Un adulte responsable ne s'enfui pas à la première difficultée rencontrée.
-Silvia: Je n'ai pas eut ce courage
-Roberto: Je sais que la mort de ton père et la rupture avec Horacio, t'ont fait du mal. Mais on était là nous pour te soutenir. Si tu voulais en parler, on était là pour toi, il suffisait de te confier.
-Silvia: Mon départ n'a pas pour cause Horacio, et encore moins mon père, vous m'avez d'ailleurs beaucoup aidé pour remontrer la pente sur ses douloureuses épreuves et je vous en remercie.
-Roberto: Alors, pourquoi Silvia? dis moi. J'ai besoin de savoir
-Silvia: Je n'ai pas envie de reparle de ça, Roberto. Je préfère tout oublier
-Roberto: Tu crois que c'est en gardant tout pour toi que tu vas oublié? Et bien, laisse moi te dire que tu fais fausse route. Il faut justement en parler avec les autres, se libérer l'esprit et là, peut être que tu arriveras à te sentir mieux.
-Silvia: Tu as raison, jamais je ne pourrai oublié!!! Mais en reparler avec toi, c'est directement se jeter dans la gueule du loup.
-Roberto: Silvia, répond moi franchement. Est ce que je suis mêler à cette histoire? Ton départ, j'en suis pour quelque chose?
-Silvia: ...
-Roberto: Répond moi Stp!
-Silvia: Oui, oui tu en fais partie! Maintenant va t'en stp, laisse moi seul!
-Roberto: Je ne partirai pas tant que tu ne m'auras pas tout expliqué. Et je t'assure que j'ai tout mon temps!

Silvia laissa échapper quelque soupirement, elle n'en avait aucune envie de reparler de tout ça, c'était tellement difficile pour elle. Elle savait en plus que Roberto ne se sentirait pas plus soulagé après ça, mais au contraire, il lui en voudrait à vie. Avait-elle le choix pourtant? Elle voyait bien qu'il était décidé à tout entendre, il était prêt et serai prêt à tout pour ça, Roberto ne lachait jamais l'affaire! Ce petit secret que Silvia gardait pour elle seule, depuis deux ans, ce secret qui la faisait tant souffrir. Elle allait devir aujourd'hui le dévoiler à celui qui en était lié lui aussi sans le savoir. Une erreur fatale déjà commise quelques années plus tôt, mais à laquelle elle avait su tirer un trait. Cette fois ci, elle savait que jamais elle ne pourait s'en remettre, jamais elle ne pourrait oublier ou encore se pardonner. Elle alla s'assoir sur le banc positionné face à elle, cette fois-ci prête à tout lui dire à ce Roberto qui s'impatientait et qui s'était installé sur le banc lui aussi, prêt à l'écouter.

-Roberto: Je técoute Silvia
-Silvia: Tu te rappelles, il y a plus de deux ans maintenant, toi et moi, on était fort proche...
-Roberto: On a toujours été fort proche tous les deux
-Silvia: Je sais! Mais ce que je veux dire par là, C'est qu'en ce temps là, tu étais avec Marta et il nous arrivait souvent de se retrouver. Et ensuite, après avoir passé la soirée à se divertir, on couchait ensemble tous les deux, sans même avoir de remord!
-Roberto: Jamais je ne regretterai cette époque
-Silvia: Au début, je me posais pas de question, je n'avais même pas honte quand je croisais Marta dans les couloirs de l'école. Ou bien quand elle me racontait qu'entre elle et toi ce n'était plus pareil. Jamais je n'ai culpabiliser
-Roberto: Tu n'avais pas à le faire...
-Silvia: Je savais qu'on faisait ça pour s'amuser, que ça ne voulait rien dire pour toi, mais moi, roberto, j'ai commencé à avoir des sentiments très forts pour toi. Tout ça n'était plus un jeu, j'étais sincère et savoir que la nuit, tu retournais aurpès d'elle. Que tu oubliais tout ce qu'on faisait tous les deux, ça me rendait malade.
-Roberto: J'ignorai tout ça Silvia, tu disais que...
-Silvia: Je ne pensais pas tout ce que je disais. Quand je t'avais raconter que jamais je n'épprouverais des sentiments à nouveau pour toi, c'était pour ne pas te causer de problème dans ton couple. Tu te disais fou amoureux d'elle, je ne me voyais pas t'avouer après ça que j'étais folle de toi. Et puis, je suis bien trop fière pour me prendre un rateau, tu me connais.
-Roberto: Silvia, tu crois vraiment que j'aurai tromper autant de fois Marta avec toi, si j'en avais réellement été fou amoureux?
-Silvia: Certaine personne ne peuvent pas s'empêcher d'aller voir ailleurs, même s'ils sont fou amoureux.
-Roberto: Ce n'est pas mon cas. Je suis quelqu'un de fidèle si mes sentiments pour quelqu'un sont forts. Je ne t'ai jamais trompé et j'étais encore fou amoureux de toi à cette époque. Mais je m'étais persuadé qu'il ne fallait plus rien tenter, que jamais tu ne retournerai vers moi.
-Silvia: Moi, je me disais qu'il fallait garder espoir. Que peut être, tout pourrai recommencer, et je m'accrochais à ça chaque jour. Je voulais y croire. Peu de temps après, j'ai commencé à me sentir mal physiquement. Je n'étais pas bien, des nausées surtout, j'avais peur. Je me suis rendue alors à la pharmacie et je suis aller faire un test de grossesse.
-Roberto: Il était positif? demanda-t-il de plus en plus mal
-Silvia: Oui, il était positif. J'étais enceinte. pendant deux semaines, je l'ai gardé pour moi, je n'osais en parler à personne. J'avais si peur et j'étais tellement déboussollée. Je m'étais dit qu'il fallait que je t'en parle. Que peut être tu comprendrais et que tu voudrais élevé cet enfant avec moi. Mais j'attendait avant un signe de ta part, que tu me dises que ça n'allait plus avec Marta, que tu allais la quitté. Mais rien de tout ça est arrivé. Alors, j'avais pris la décision, au début, de te mettre sur le fait accompli, lorsque tu verrai mon ventre peu à peu prendre forme. Mais en y réfléchissant bien, je me suis dit que ce n'était pas la bonne solution. Que si tu n'en voulais pas, je me retrouverais seule pour l'élever. Alors, ce jour là, j'avais décidé de tout t'avouer.
-Roberto: Tu ne l'as pas fait!!
-Silvia: J'avais d'abord écrit une lettre que j'ai finalement gardé pour moi. Et bien décidée comme je l'étais, je me suis rendue auprès de ta chambre. Bien entendu, à ce moment là, j'ai surpris une conversation avec MArta où tu étais en pleine confidence. Tu lui disais que tu l'avais tromper et que tu le regrettais, que tu ne recommencerai plus jamais! Quand j'ai entendu ça, je me suis dit que ça ne servait à rien d'attendre, jamais tu ne la quitterai. Je suis repartie sans ne t'avoir rien dit. Le lendemain, j'ai reçu une lettre venant de N-Y, un directeur de spectacle m'avais repérée et il était interessée pour que je participe à son nouveau projet. J'y ai réfléchi longuement et je me suis dit que c'était une bonne opportunité non seulement professionnellement mais aussi privée, de cette manière, je pouvais prendre un nouveau départ pour ma vie. Il était hors de question que j'élève seul notre enfant.

Roberto ne savait même plus comment réagir, si seulement Silvia lui en avait parlé, tout serait différent. Ils auraient pu l'élever ensemble cet enfant, mais une fois de plus, elle lui en privait. En l'ayant écouté attentivement, il avait pensé qu'elle allait lui avouer qu'elle l'avait gardé, là-bas, à N-Y. Mais plus Silvia lui révélait son histoire, plus il en arrivat aux conclusions finales.

-Silvia: Sans tarder, j'ai pris un rendez vous avec l'hôpital et je me suis faite avortée. Je me sentais si mal et honteuse à la fois, mais je pensais que c'était la meilleur décision. En revenant de l'hôpital, j'ai directement fais mes valises et j'ai pris le premier vol pour N-Y. Je regrettais ma décision, mais sans toi, il m'était impossible de pouvoir l'élever.
-Roberto: Tu te rends compte qu'une fois de plus, tu m'as enlevé le droit d'être père. Tu n'avais pas le droit de faire ça. dit-il en s'énervant et la regardant plein de mépris
-Silvia: J'étais seule, l'homme que j'aimais ne voulait pas de moi. Je ne savais plus quoi faire. J'ai opté pour cette solution, tout en sachant que jamais je ne pourrai m'en remettre. Je me vois comme une meurtrière, jamais je ne me le pardonnerai. C'est le deuxième enfant que j'empêche de voir le jour. Je sais que l'état dans lequel j'étais ne justifie en rien, mais Roberto, tu crois que ça te donne le droit de me traiter de la sorte. Tu as joué avec moi, et jamais tu n'as bougé le petit doigt quand j'avais besoin de toi. Tu ne voulais pas te protéger, il fallait bien se douter que ça en trainerait des conséquences. Mais jamais tu ne t'ai soucier de ça. Je te haïssais du plus profond de mon coeur, je te hais!
-Roberto: Roberto ressentait en lui une colère que rarement il n'avait su exprimer aussi bien que maintenant. Je t'en veux tellement. Moi qui te pensais incapable de tuer un enfant, mon enfant. Tu sais au fond de toi que j'aurai pris mes responsabilités, mais tu n'as pensé qu'à toi et notre foutu couple. Tu ne vaux pas mieux que les autres finalement. Une fois, ça ne t'as pas suffit, il a fallut que tu retente l'expérience. Alors, dis moi, qu'est ce que ça ta fais? Tu t'es senti libérée, une fois l'enfant parti?
-Silvia: Tu es injuste Roberto, je ne l'aurai jamais fait si j'avais eu plus d'espoir venant de ta part. Tu sais très bien que j'en rêvais d'être mère, ça été horrible pour moi de prendre cette décision, et encore maintenant, c'est la chose la plus horrible que j'ai faite, je suis impardonnable. Mais stp, ne te permet pas de me juger, pas toi! dit elle complètement en pleure.
-Roberto: Mais qu'est ce que tu croyais, Silvia? Que j'allais féliciter ta conduite? et bien certainement pas!! Je n'éprouve pour toi que de la haine et du dégoût à partir de ce jour.

Il lui lança un regard froid, avant de quitté les lieux, pour rentrer chez lui. Il n'était plus en état de retourner faire la fête avec les autres. Silvia savait que ça allait se passé de cette façon, mais il fallait bien avouer la vérité un jour ou l'autre et Roberto avait décidé que c'était aujourd'hui. Elle n'eut même pas le courage de retourner auprès des autres ce soir là, elle fit appel à Lukas de la rejoindre à la voiture et ils retournèrent cherz la jeune fille sans tarder...



# Posté le mercredi 06 février 2008 09:42

Modifié le mardi 19 février 2008 18:07

Episode 3 : Une amitié soudée

Episode 3 : Une amitié soudée
La journée était passée à vive allure pour les élèves de l'école Carmen Arranz. Tous avait passé la journée à faire les boutiques afin d'y trouver le plus beau des ensembles pour la grande fête célébrée ce soir dans le théâtre. Certaine misait plus sur la longueur, d'autre avait opté pour une robe courte accompagné d'un magnifique décolleté. Pour les garçons, le costume cravate avait largement été favorisé. D'autre encore avait préféré se rendre également chez le coiffeur afin d'avoir une coiffure unique. Ce n'était qu'une simple fête, mais pour les élèves, elle prenait de l'importance étant donné que c'était un moyen pour eux d'oublier le stresse et de s'amuser pleinement.

Lola, elle travaillait depuis un an dans cette école même où elle avait été élève par le passé. Quand eva avait annoncé sa démission pour la simple et bonne raison qu'elle comptait s'installer quelques années à Berlin, Carmen avait proposé à Lola le poste de danse moderne. La jeune fille avait sauté sur l'occasion sans hésiter. Bien sûr, ses rêves étaient toujours là, elle comptait bien un jour devenir une grande chanteuse et pour moment, elle y travaillait dés qu'elle avait du temps libre. Et même si l'école lui prenait beaucoup de temps, la belle brune se rendait chaque samedi dans un studio d'enregistrement où elle enregistrait quelques maquettes avec l'aide de Naho.

Entre Nacho, une grande amitié s'était installée. Les débuts furent difficiles, mais Nacho lui avait promis de l'aider à réaliser son rêve, et jusqu'à présent, c'était bien ce qu'il faisait. C'est lui qui avait d'ailleurs convaincu un ami de lui laisser l'accès à son studio d'enregistrement tous les samedi. Il n'y avait plus aucun mal entendu entre les deux jeunes gens et ça leur suffisait. De temps en temps, nacho l'invitait même à passer le week-end avec lui, chez ses parents, à Londres. La belle n'acceptait pas à toutes les demandes, mais certaine fois, elle s'y était rendue, pour simplement se changer les idées. Nacho n'éprouvait plus aucun sentiment amoureux pour Lola, ce qui avait permit de laisser s'installer une jolie amitié très complice entre ces deux là.

Contrairement à Pedro, la belle Lola avait réussi à mettre le passé entre parenthèse. Elle désirait plus que tout aller de l'avant et ne surtout pas repenser à tous ces souvenirs que l'on voudrait tant oublier. Ces souvenirs qui nous raccrochent au passé et nous rappelle que notre vie n'a pas pris le chemin que l'on aurait voulu, que le destin nous a mis sur une autre route.
Il lui avait fallut plus d'un semestre pour reprendre une vie normale, mais grâce au soutien de ses amis, elle y était arrivée. Il y a quelques mois, la brunette avait vécu une petite histoire d'amour avec un jeune français qui était venu étudié l'espagnole à Madrid. Ils avaient vécu de beaux moments mais Lola n'avait pas accepté de le suivre en France. Elle n'était pas prête à laisser tomber son pays, ses habitudes, ce paysage magnifique auquel elle était habituée depuis toute petite. Elle avait donc préféré rompre avant que leur histoire n'aille plus loin. C'est d'ailleurs depuis ce moment, que Lola et roberto passaient énormément de temps ensemble. Il lui avait bien remonté le moral sur cette mauvaise période et il la faisait tellement rire au éclat, que Lola avait besoin de le voir tous les jours. Lola avait bien sur été là, elle aussi pour lui, lorsque son histoire avec Marta avait pris fin. Si beaucoup voyait en ces deux là, un nouveau couple se former, il n'en était pas plus sûr que les deux amis le voulaient réellement. Il n'y avait toujours eut que de l'amitié depuis toujours, pourquoi cela changerait maintenant ? La jeune fille avait d'ailleurs invité Roberto à l'accompagner pour la soirée et le jeune homme c'était fait une joie d'accepter.

Roberto, lui, pendant ces deux dernières années, il se concentrait uniquement sur sa passion. Dés qu'il en avait l'occasion, il passait un casting, mais pour le moment, encore rien ne lui avait réussi dans le domaine du théâtre. Il ne s'en arrêtait pas là, heureusement, puisque le chant lui avait grand ouvert les portes. Après avoir sorti deux singles qui marchaient plutôt très bien, le jeune homme était en pleine préparation d'un album solo. Un album qui prenait du temps à se former mais le beau brun préférait y aller à son rythme, prendre le temps de composer de jolies mélodies, de joli texte.
Son couple avec Marta n'avait pas survécut, une année après avoir reçut son diplôme, Roberto avait décidé de rompre et même si la décision venait de lui, ça l'avait énormément affecté. Depuis, le macho n'avait plus vécut d'histoire d'amour, le travaille primait avant tout.
En ce qui concerne l'amitié, Lola était l'une des seules personnes de l'école où il avait étudié que Roberto revoyait. De temps en temps, il se retrouvait avec Erika et Junior pour une soirée, ou bien un après midi au ciné... mais rien de plus. L'unique personne qui lui avait fait de la peine était Silvia. Cette fille qu'il a tant aimée par le passé et avec qui, il s'était finalement lié d'amitié... il n'avait plus eut de nouvel du jour au lendemain. Il avait été énormément déçu par con comportement. Et les rares fois où Silvia appelait Lola, elle n'y avait jamais prononcé un mot pour Roberto. Il avait donc décidé de la rayé complètement de sa vie. A quoi bon y pensé si c'est pour se faire du mal inutilement. La macho avait entendu parler de ce grand spectacle dont Silvia tenait le premier rôle sur scène. Il avait eut l'envie de prendre un billet d'avion pour aller l'applaudir mais il se refusait de le faire. Il aurait aimé qu'elle lui passe au moins un coup de téléphone, un seul... mais rien. Alors, il se devait de disparaître de la vie de Sivlia, comme elle avait disparu de celle de Roberto.

Ce soir, le jeune homme mettait le travail de côté pour une soirée riche en émotion. Il allait revoir ses anciens professeurs, Carmen et qui sait, peut être qu'il y aurait d'anciens élèves de l'époque. Il était convenu que Roberto aille chercher Lola à 20 h et que de là, ils iraient directement à la soirée. Et Roberto avait respecté ses engagements puisque le beau brun était prêt à l'heure comme convenu et il avait même eut le temps de passer chez le fleuriste pour acheter un bon bouquet de rose pour Lola. Les roses sont les fleurs préférées de la brunette mais également de Silvia. Etait ce une coïncidence si Roberto avait opté pour ce bouquet ?

Habillée d'une magnifique robe blanche qui ne lui arrivait pas plus loin que les genoux, Lola était sublime. Cette robe mettait en valeur les formes de cette dernière et faisait ressortir son teint mâte. Elle avait opté pour un maquillage léger mais concluent. Tout dans le regard, elle avait simplement fait ressortir ses joues, une fine couche de mascara et bien sûr du crayon noir sous les yeux. Pas trop chargée, ça la rendait très naturelle et très jolie. Pour ce qui est de la coiffure, la belle avait décidé de remonter ses cheveux, mais pas d'un banal chignon comme on le fait pour la danse classique, un ami coiffeur, était venu s'occuper d'elle pour ça et lui avait fait une coiffure digne des plus jolies princesses.

Avant que Roberto n'arrive, elle en avait profité pour se regarder une nouvelle fois dans le miroir. Elle avait l'impression de voir sa mère. Cette robe que Lola portait était celle que sa mère avait porté lors de son premier rendez vous avec Roman. Lola n'avait jamais osé y toucher, par peur des souvenirs, peur de l'abîmer, mais surtout, elle avait tendance à trop se dévaloriser. Maintenant, Lola se sentait femme, elle s'acceptait, et à travers ce miroir, elle se trouvait très jolie. Elle aurait tant aimé que sa mère puisse la voir, qu'elle lui dise que cette robe lui allait à ravir... comme quand elle le faisait lorsque Lola était encore enfant. Chaque année, elle se déguisait en princesse pour fêter carnaval et sa mère lui rappelait à chaque fois combien elle la trouvait magnifique, qu'aucune autre princesse n'était plus jolie qu'elle. Tous des petits détails, qui prennent de l'importance lorsque l'on est enfant. «Ma petite Lola, un jour le plus beau, le plus gentil des princes viendra frapper à la porte et nous demandera ta main ». Cette phrase, Lola s'en souvenait tellement, sa mère le lui répétait à longueur de journée. Elle voulait tant y croire, mais plus le temps passait, plus elle avait l'impression que les paroles de sa mère avaient cessé de vivre en même temps qu'elle. Lorsque la belle espagnole entendit frapper à la porte, encore plantée devant son miroir, elle avait pensé sur le coup "Et si c'était lui,mon prince charmant", mais la réalité la rattrapait très vite, il ne s'agissait simplement que de Roberto qui avait réussi à faire sourire la brunette en lui tendant le magnifique bouquet de rose, à peine la porte ouverte. Mais les premiers mots sorti de la bouche de la jeune fille, ne fut pas un merci comme il aurait pu se l'imaginer.
-Lola: Viens entre... Ne me dit pas que tu penses encore à Silvia. dit-elle en portant une des roses à son nez.
-Roberto: Bien sûr que non, ça fait bien longtemps que je l'ai rayé de ma vie
-Lola: Et ce bouquet de rose?
-Roberto: Ce sont tes fleurs préférées...
-Lola : hum ma foie oui... mais Silvia adorait en recevoir par le nombre de 9 car elle disait que ça porte bonheur : 3 roses, 3 blanches et 3 rouges. Exactement le contenu de ce bouquet. Dit-elle en regardant le sourire malicieux. Cela dit, j'en oubliais le plus important, je te remercie Roberto. Elles sont magnifiques. D'ailleurs, je vais les poser sur ce meuble. Elle alla chercher un vase dans lequel elle fit couler un peu d'eau.
-Roberto : C'est une habitude que j'ai gardé de l'époque où j'étais encore avec Silvia... mais ne crois pas que je pense à elle.
-Lola : Je te taquinais Roberto, ne prends pas cela trop à c½ur. Elle posa le vase sur le meuble et y déposa le bouquet de rose à l'intérieur. Tu veux boire quelque chose ?
-Roberto : Non merci... on devrait y aller, si on ne veut pas arriver en retard. Mais avant, laisse-moi te dire que tu es magnifique Lolita. Tu es toute en beauté ce soir.
-Lola : Merci... dit-elle le sourire aux lèvres mais se sentant déjà rougir.


Lorsque les deux jeunes gens arrivèrent sur le parking de l'école, ils purent réaliser qu'il y avait déjà foule. Pourtant, ils n'étaient pas en retard. Lola avait l'habitude de fréquenter l'école au quotidien mais Roberto, lui, tant de souvenir lui revenait en tête après avoir franchi les portes de l'établissement. Ça faisait deux ans qu'il n'y avait plus remit les pieds ici. Rien n'avait changé.

Le théâtre avait été magnifiquement décoré pour l'occasion, d'ailleurs, Roberto pu reconnaitre Juan derrière le bar. Que c'était bon de pouvoir se ressourcer, de les revoir tous. Visiblement aucun autre ancien élève n'était là, dommage ! ça aurait été un bon moyen de se revoir tous, selon Roberto. Il n'avait pas compris pourquoi devait-on venir en couple mixte. Ce n'était en rien un bal de fin d'année comme on peut en voir dans de nombreux films. Alors, pourquoi ? se posait le macho. Il y devina sans tarder la réponse, lorsqu'il y découvrit des rubans rouges auxquelles on y avait accroché des fleurs autour. En quelque sorte, aujourd'hui c'était du Lilas. C'était une tradition qui avait prit source dans cette école même, il y a de ça, quelques années déjà. Habituellement, ce genre de fête se faisait peu de temps après la Saint-Valentin mais apparemment, Carmen s'y était prise longuement à l'avance. Ce jour de fête doit permettre aux célibataires de ne pas repartir seul à la fin de la soirée. Pour les couples déjà formés, c'était une manière pour eux de s'amuser toute la soirée et de prouver leur amour devant tout le monde. C'est d'ailleurs lors de ce genre de fête que l'on assiste à de nombreuse demande en mariage. Maintenant, Roberto comprenait mieux pourquoi Lola avait tant insisté pour qu'il l'accompagne alors que celui-ci lui répétait sans cesse d'inviter l'une de ses amies. Après tout, pourquoi ne pas tenter sa chance et se laisser emporter par une nouvelle histoire d'amour. Il s'acharnait tant sur le boulot qu'il n'en avait plus le temps pour le moment. Mais si ce soir, il trouverait quelqu'un, il était enfin prêt à se donner une nouvelle chance pour ce qui est d'une nouvelle amourette.


-Lola : Regarde, Roberto ! allons rejoindre les prof, vous avez surement des choses à vous dire, après deux ans. Carmen se fera un bonheur de te revoir, elle me demande si souvent de tes nouvelles.
Lola l'emmena de ce pas auprès de toute la petite troupe qui s'était regroupée autour d'une table. Cette petite troupe à laquelle elle faisait partie depuis un an.
-Carmen : Tien, mais qui voilà, notre grand macho ! dit-elle le sourire aux lèvres
-Roberto : Bonjours Carmen...juan...jj... Roberto les salua un par un et s'installa avec Lola sur les deux dernières chaises qu'il restait.
-Carmen : Que deviens tu mon grand ?
-Roberto : Et bien, je bosse sur mon premier album. Contrairement à ce que je pensais, ça prend beaucoup de temps, mais je suis assez fière du résultat.
-Carmen : Je suis sûr que le résultat sera bon. Quand je vois le succès de tes deux premiers singles, je suis fière de t'avoir eu dans cette école. D'ailleurs, je suis sûr que ça ferait plaisir aux élèves si tu chantonnais l'un ou l'autre de tes morceaux.
-Roberto : Et bien avec grand plaisir, Carmen.
-Carmen : Lola ne m'avais pas dit que tu l'accompagnais, je suis agréablement surprise.
-Roberto : Je n'étais pas sûr de pouvoir venir... tout s'est fait à la dernière minute.

Lorsque le regard d'Alicia se posa sur Roberto, un grand froid envahi le jeune homme. Elle le regardait d'un air suspect, interrogateur, qui avait le don de le mettre mal à l'aise. Et pour couronner le tout, elle se mis à parler de Silvia...

-Alicia: Tu sais Carmen, j'ai écouté tes conseils et je me suis rendue sur place à New-York pour parler à Silvia
-Carmen: Ha oui?
-Alicia: on a pu discuter calmement de toutes les deux, ça ma fait du bien et à elle aussi. En dehors de son spectacle, je ne suis pas convaincue qu'elle se sent bien là bas
-Carmen: elle ne reviendra pas?
-Alicia: Je ne sais pas. Je lui en ai parlé mais je n'ai pas l'impression que ça la convaincue. Elle veut à tout prix oublier son passé
-Carmen: Je suis sûr qu'elle fera le bon choix. Alors, à ce propos, comment l'as tu trouvé?
-Alicia: Incroyable, elle m'a impressionnée comme rarement je l'ai été. ce n'est pas parce que c'est ma nièce que je dis ça, mais réellement, j'ai toujours su qu'elle avait du talent et elle n'a fait que le confirmer.
-Carmen: Je te l'avais dit. Quand je suis passée la voir, elle m'avait dit qu'elle était très fière d'elle et qu'elle bossait sans compter le temps pour être au top
-Alicia: Si seulement elle pouvait s'investir autant dans sa vie priviée, ça me soulagerait.

Lola en avait plus que marre, heureusement, le temps des slows avaient sonné, voilà enfin une bonne raison de quitter cette table. Elle se leva en regardant Roberto et lui proposa d'aller s'éclater sur la piste de danse qui avait été parfaitement aménagée pour l'évènement. Le jeune homme accepta sans tarder, lu aussi en avait assez

-Lola: Tu crois qu'elle la fait exprès?
-Roberto: Connaissant la Jauregui, je n'en doute pas. En plus, ça doit la mettre en rogne de nous voir tous les deux
-Lola: Mais pourquoi? Qu'est ce que ça peut lui faire
-Roberto: Elle doit être verte de jalousie que tu aies eu ce poste de danse moderne. A part sa nièce, elle se fiche du reste du monde
-Lola: J'avoue qu'elle ne me fait pas de cadeau. Mais son avi m'interesse peu. Carmen est contente de moi et c'est la seule chose qui compte pour moi.
-Roberto: Plus tu l'ignores, mieux c'est avec ce genre de personne.
-Lola: C'est ce que je fais et pour l'instant ça me réussi pas mal.
-Roberto: Tu sais que la tradition veut que ce soir, à 23 h, tout le monde s'échange un baiser devant un ruban de fleur
-Lola: hum hum
-Roberto: Et donc, si je ne trouve aucune autre partenaire, je me verrai dans l'obligation de te soumettre à cette tradition.
-Lola: Ho, tu sais, ce n'est pas un malheureux baiser qui m'arrête, j'en ai vu bien d'autre tu sais.
-Roberto: DAns ce cas, tout est réglé.

Un nouveau jeu qui s'installait entre les deux amis, ils aimaient se charier de plus en plus, sans pour autant se prendre au sérieux, du moins, pour Roberto, qui lui ne voyait que de l'amitié avec Lola, il lui était impossible d'aller plus loin. Lola, elle, dire qu'elle avait des sentiments pour le beau brun était un mot abusé mais elle aimait de plus en plus sa présence et il lui arrivait de se poser des questions de temps en temps à ce sujet délicat.

La soirée se déroulait à merveille. Tout le monde semblait s'amuser pleinement à présent. Tout le monde était pratiquement sur la piste de danse, dansant tantôt un slow, tantot un tango ou encore de la salsa ou bien tout simplement du moderne. Tous les styles se mélangeaient au plus grand honheur de tous. Roberto avait abandonné quelques instant Lola pour monter sur la scène. Suite à la demande de Carmen, il allait se donner en spectacle pendant quelques minutes. La foule était déjà toute bruyante rien qu'à cette idée. Le temps d'installer micro et compagnie, la foule se déchainait et Lola avait rejoint le coin des professeurs pour regarder elle aussi, son ami. "Tu diras que estoy loco" résonnait enfin dans le théâtre en délire. Roberto s'arrêtait de temps en temps pour laisser le public chantonner la suite, un vrai bonheur pour un chanteur d'entendre le public chanter ses chansons.

Il avait enfin terminé par « Esa Morena », une chanson qui lui tenait tant à c½ur malgré ce qu'il pouvait dire à propos de cette fille qu'il décrivait. Lola se doutait bien à qui Roberto avait destiné cette chanson et bizarrement, ça ne la laissait pas indifférente. Peut être était-ce tout simplement parce que elle aussi, elle aurait bien voulu recevoir une dédicace de cette sorte. Ou bien, était-ce plus profond ? Nul n'aurait pu le dire, encore moins le deviner, même pas Lola, mais elle avait été bien plus que mal à l'aise durant tout le temps de la chanson. Elle avait d'ailleurs été soulagée que ça se termine. Après de long applaudissement et les remerciements de Roberto envers le public, il pu aller rejoindre Lola, qui avait le sourire aux lèvres en le voyant arriver.

-Roberto : Comment m'as-tu trouvé ?
-Lola : C'était vraiment super. Tu es à l'aise sur scène et avec ton public. Ça se voit, ça se sent. Félicitation.
-Roberto : Merci Lola, tes encouragements m'ont toujours fait plaisir.
-Lola : Et bien, ils sont sincères ! J'adore ce que tu fais.
-Roberto : Vraiment ? J'ai pourtant cru que tu t'ennuyais sur la dernière chanson, tu avais l'air ailleurs.
-Lola : Non, non. C'est juste que je venais de me rappeler qu'il est bientôt 23 h et je n'ai toujours trouvé personne.
-Roberto : Tu pensais vraiment que tu allais trouver quelqu'un ici. Moi, je savais déjà quoi en penser bien avant d'y venir.
-Lola : Alors, pourquoi m'as-tu accompagné ?
-Roberto : Tout simplement pour me changer les idées et passer une bonne soirée avec toi. Puis, j'avais bien envie de revoir cet école.
-Lola : Heureusement que tu es là, je crois que je me serai bien sentie seule en cas contraire.
-Roberto : Allez, ne te morfond pas, pense à la soirée qui va seulement commencer. Ils ont prévu un feu d'artifice en plus.
-Lola : Oui... Mais je t'assure, je me sens bien. Je fais juste un constat. Pour tout t'avouer, je ne comptais pas trouver quelqu'un ce soir.

22h55 s'affichait en grand sur l'énorme horloge placée pour l'occasion dans le théâtre. Tout le monde s'était dés lors levé, laissant boissons, sandwich et compagnie pour prendre place devant un ruban rouge. Il y en avait pour l'occasion, placé en tous les recoins de la pièce, de façon à ce qui n'en manque pas, mais au contraire, un peu plus qu'il n'y ait de personne. Les garçons se devaient avant d'embrasser la jeune fille, de décrocher une des branches du lilas et de la placer de la meilleure des façons sur la robe de la jeune fille. Bien que cela était destiné aux amoureux, et ceux qui espérait que la personne en face d'elle soit son prochain petit ami(e), Roberto et Lola se prêtait au jeu en sachant qu'entre eux, rien ne se passerait. Le temps arrivait à terme, tout le monde répétait en même temps le décompte final, seconde après seconde, et au moment où 23 h résonnait, Roberto approcha ses lèvres de celle de Lola pour y déposer un baiser peu être sans importance mais qui laissera une trace sur les prochains jours à venir...

Au même moment, à l'entrée du théâtre, une jolie brune venait de faire son apparition. Elle portait une magnifique robe noire qui mettait ses formes en valeur. Ses longs cheveux bruns, pendaient, légèrement ondulé. Sans en faire trop, elle était des plus sublimes. A ses côtés, se tenait un jeune homme. Lui aussi était habillé avec beaucoup de classe. Il avait les cheveux courts, blond, et un visage plutôt étranger. Pour lui, tout était encore nouveau, il découvrait pour la première fois un nouveau pays, une autre terre, une autre façon de penser, de procéder, de parler... mais il avait hâte de découvrir tout ça. Pour la jeune fille, s'était un retour au source, après 2 ans passé loin de sa ville, son pays, elle pouvait enfin revenir en arrière. Silvia avait tant hésité jusqu'au dernier moment, à venir, mais les arguments de sa tante lui avait fait changer d'avis. Et elle avait très envie de monter à Luca d'où elle venait. Les deux amis étaient entrés pile/poil au moment où tout le monde s'échangeait un baiser, ce qui leur avait permis de se faire discrets. La belle brune connaissait bien cette tradition et pur se joindre à l'ambiance, elle emmena Luca auprès d'un ruban rouge en lui expliquant brièvement ce qu'il devait faire. Et à leur tour, un baiser amical s'échangea... Silvia avait déjà repéré Roberto et Lola, en entrant, mais pour rien au monde, elle n'oserait les abordé de tout de manière. Elle chercha donc du regard sa tante, tandis que Lola venait d'apercevoir celle qui est censé être sa meilleure amie...

-Lola : Silvia... lâcha-t-elle subitement
-Roberto : Pardon ?
-Lola : Roberto, Silvia est là, elle est ici...

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 07:21

Modifié le mardi 05 février 2008 16:00

Episode 2: Une autre chance?

Episode 2: Une autre chance?
Silvia s'était une fois de plus surpassée sur scène. Elle s'était donnée à son public avec envie de les épater. Jamais, elle n'avait fait une aussi remarquable prestation, elle s'était sentie envahie par les émotions des les premières notes de musique. Elle avait prit en elle tellement d'assurance que nul n'aurait pu deviner que quelques minutes auparavant, elle hésitait encore à monter sur scène. Son corps ne faisait plus qu'un avec cette immense scène, elle se sentait si légère, si heureuse...Elle avait enfin prouvé qu'elle était la meilleure... Peut être que la présence de sa tante avait contribué à sa réussite?

Adossée devant un miroir, la brunette regardait son portrait avec tant de luminosité dans ses yeux. La jeune fille semblait satisfaite de la prestation qu'elle venait de réaliser quelques minutes plus tôt. C'était la plus belle, la plus réussie des prestations qu'elle avait réalisé au cours de sa vie. Mais à présent tout était déjà fini et ce sentiment l'attristait énormément. ''Toutes les bonnes histoires ont une fin'' était une expression que voulait à tout prix éviter Silvia...

A présent, elle devait reprendre le train-train quotidien, attendre qu'on lui propose de nouveau un projet idéaliste. Mais attendre combien de temps...

Alicia venait de pénétrer dans la loge de sa nièce. Le regard rayonnant, elle adressait un sourire satisfait en direction de la belle brune qui elle, par contre, ne se sentait pas à l'aise depuis qu'elle avait remarqué cette présence.

-Silvia : Alicia... Que fais-tu ici ?
-Alicia : Bonsoir
-Silvia : Bonsoir lui répondit alors silvia, le ton ironique
-Alicia : J'ai entendu des avis positif sur toi venant de diverses personnes. J'ai alors fait le déplacement afin de ma faire une idée sur ce spectacle, sur ton talent... Laisse-moi te dire que je suis satisfaite. Tu as été merveilleuse, je reconnais enfin ma nièce
-Silvia : Je doute que tu sois là uniquement pour me complimenter. Alors, dis-moi, que veux tu réellement ? Où peut être espérais-tu que je me plante ?
-Alicia : Je comprends ta colère, Silvia. C'est quelque chose que tu as parfaitement le droit d'exprimer. Cependant, laisse-moi te dire, t'expliquer, que tu te trompes. Tu es ma nièce et j'ai toujours voulu les meilleures choses pour toi. J'avoue que j'ai souvent été excessive et pour cela je m'en veux. J'aimerai tellement rattraper toutes mes erreurs. Mais au fond, tout ce que je t'ai fais endurer à porter ses fruits. Tu as appris à te forger un caractère et de l'ambition. Regarde où cela t'a mené. Il n'y avait d'yeux que pour toi, ce soir. Je n'ai jamais été aussi fière de toi qu'aujourd'hui.
-Silvia : J'ai donné tout ce que je pouvais. Je me suis complètement lâchée et je dois avouer que je considère cette prestation comme la chose que j'ai le plus réussi dans ma vie, ce spectacle m'a tellement apporté
-Alicia : Tu as su prouver ton talent Sivlia ! Ce que tu attendais depuis si longtemps est arrivé ma grande. On ne te voit plus comme 'Silvia Jauregui la nièce de la célèbre Alicia Jauregui', on te voit enfin tel que tu es. On reconnaît tout ton talent et le parcours que tu as du traverser pour attendre ton objectif. Tu sais, j'ai toujours été persuadée que tu y arriverais. C'est pour cette raison que je me suis montrée si dure avec toi. Je savais que cette dernière représentation aurait beaucoup d'importance pour toi, c'est pour ça que j'ai attendu avant de venir te parler. Ce que je souhaite le plus, c'est que nous 2, on puisse repartir sur de bonnes bases.
-Silvia : Ecoute, Alicia, te pardonner est déjà difficile pour moi. Alors me demander de tout reprendre, d'oublier nos histoires est impossible pour moi. J'ai accepté de t'écouter ce soir, mais ne m'en demande pas plus. J'en suis incapable.
-Alicia : On a toujours été là l'une pour l'autre dans les moments difficiles. C'est bien une preuve que l'on a besoin d'être ensemble pour surmonter les méfaits de la vie. Je ne te demande pas de tout oublier mais de me laisser une deuxième chance.
-Silvia : On ne s'est jamais entendue, pourquoi ça changerait maintenant ?
-Alicia : Parce que l'on est des adultes et que comme toute personne nous réfléchissons afin de ne plus commettre les erreurs déjà faites. Moi je m'engage à ne plus m'occuper de ta vie privée, peu importe avec qui tu veux être, je m'y ferai, je n'emploierai plus les méthodes médiocres que j'ai pu utiliser pour essayer de te convaincre
-Silvia : Tu me le promets ? Tu n'interviendras plus dans aucune de mes décisions, tu me laisseras, seule, choisir mon destin ?
-Alicia : tu peux compter sur moi
Silvia se jeta dans les bras de sa tante. Ça faisait si longtemps qu'elle n'avait plus serrer quelqu'un de proche. Ashley avait raison, Silvia avait besoin d'Alicia pour avancer dans la vie. Sa tante qu'elle considérait comme sa propre mère. Certes, elle ne l'avait pas mis au monde, mais dés son premier cri, les premier bras qu'elle avait connu était ceux d'Aicia, ses câlins, ses sermons, ses conseils, tout ce dont une père partage avec ses enfants, Silvia l'avait ressenti avec Alicia...
-Alicia : Sivia, j'ai aussi autre chose à te dire
-Silvia : Je t'écoute. Dit-elle en allant s'installer sur le canapé avec sa tante
-Alicia : Comme ici tu en es à ta dernière représentation, que tu es à présent au calme plat, du moins pour le moment, j'avais pensé qu'il serait intéressant que tu viennes à l'école. Irene s'en est allée et il nous faut quelqu'un pour assurer le cours de danse classique.
-Silvia : Je ne sais pas Alicia...
-Alicia : Juste un moment, Silvia, le temps que l'on trouve quelqu'un
-Silvia : J'ignore si j'aurai le courage de retourner à Madrid
-Alicia : Je sais que tu veux tirer un trait sur ton passé, et je trouve ça bien de vouloir avancer de cette manière, mais crois-tu réellement que fuir est la meilleure chose ?
-Silvia : A Madrid, il y a trop de souvenir...
-Alicia : Et alors ? Ce sont de mauvais souvenirs ?
-Silvia : pas forcément... on peut dire que ça se vaut
-Alicia : Tu te rends compte que tu as même rayé tous tes amis de ta propre vie ?
-Silvia : Je ne l'ai pas fait par plaisir, j'en ai beaucoup souffert
-Alicia : Rien ne t'y obligeait... Et cette pauvre Lola que tu appelles 2 fois par an maximum
-Silvia : Je sais... j'ai tellement voulu oublier mon passé que même ma meilleure amie en a subi les frais.
-Alicia : Si tu reviens à Madrid, il serait tant de rattraper tes erreurs. Lola te pardonnera
-Silvia : Alicia, tu as promis de ne plus te mêler de ça
-Alicia : Je ne t'oblige à rien. Je te donne juste quelques conseils. Tu as besoin de te ressourcer, viens un peu au pays. Revoies te amis, et si tu veux repartir, tu le feras. Mais rester seul, ce n'est pas la solution.
-Silvia : Je vais y réfléchir
-Alicia : Demain soir, à l'école, il y a une grande fête. J'aimerai beaucoup que tu y viennes, il faut venir accompagner
-Silvia : Je n'ai personne pour m'accompagner de tout de façon
-Alicia : Mariano sera mon partenaire. Pourquoi tu ne demanderais pas à Roberto ? Vous avez été proche tous les deux
-Silvia : Non, surtout pas Roberto...
-Alicia : Un ami alors, il y a bien quelqu'un qui accepterait de venir avec toi. Ne me dis pas que tu ne t'aies pas fait d'ami ici.
-Silvia : Bon d'accord, je vais essayer, mais je ne te promets rien
-Alicia : ça commence à 20h, au théâtre. J'espère t'y voir et par la même occasion que tu acceptes le poste en danse classique, on a vraiment besoin de toi.
Alicia embrassa sa nièce et s'éclipsa ensuite pour laisser seule, une Silvia songeuse. Retourner à Madrid ? Après s'être juger de ne plus y retourner. Revoir ses amis qu'elle avait peu à peu rayé de sa vie ? Et puis ce poste, en attendant qu'on la contacte pour quelque chose de plus croustillant, ça serait pas mal... Mais la vie à Madrid serait douloureuse pour la belle brune qui y avait laisser là un lourd passé mais surtout un douloureux secret qu'elle avait fuit sans en parler à qui que ce soit.

Hollywood, comme tous les vendredi soirs, Pedro et Kaïla se retrouvaient dans une petite salle festive où un karaoké hebdomadaire était organisé pour les citoyens. Pedro raffolait ce genre de soirée où il pouvait s'évader loin de la pression des tournages et s'abandonner dans le chant qui est sa passion par-dessus tout. Depuis plus de quelques mois, le beau brun ne quittait plus sa nouvelle amie. Vu les rapports médiocres qu'il entretenait avec ses anciens amis restés à Madrid, sans parler du fait qu'il s'entendait de moins en moins avec Ingrid qui était pourtant en collaboration avec lui pour certains projets, Kaïla était devenue sa seule confidente. Il lui racontait tous les moindres détails de sa vie, il lui parlait beaucoup de Lola, ça lui faisait du bien. Et puis Kaïla avait des ressemblances avec Lola, Le teint mâte, les cheveux long d'un noir magnifique, de joli yeux noisettes, petite... tout lui faisait penser à Lola, mais ce n'était pas elle.

Les deux jeunes gens avaient lors d'une soirée organisée, passé la soirée ensemble et avaient prolongé la soirée en passant la nuit ensemble. Dès le lendemain, ils s'étaient mis d'accord pour se dire qu'il ne s'agissait en fait que d'une erreur, rien de plus. Depuis ce jour, ils n'avaient à aucun moment reparler de cette soirée. Chacun faisait comme si jamais rien d'autre ne s'était passé entre eux. Mais depuis quelques jours, Kaïla y repensait de plus en plus et y faisait souvent allusion face à Pedro.

-Kaïla : Tu es sûr que tout va bien Pedro ? Tu n'as pas encore prononcé un seul mot de toute la soirée
-Pedro : Je suis jute un peu fatigué, rien de plus, je t'assure.
-Kaïla : Fatigué ou pas, en temps normal tu aurais déjà prit le micro et aurait chantonné jusqu'au bout de la nuit.
-Pedro : A vrai dire, je ne pense pas que j'aurai du accepter de venir ce soir, je préférerais aller me coucher
Aussitôt, Pedro avait rejoint sa voiture, et se précipita à vouloir rentrer au plus vite chez lui. Mais à peine avait-il garé sa voiture sur le parking et rejoint la porte d'entrée qu'il aperçut la voiture de Kaïla se garer elle aussi sur le parking et le rejoindre.
-Pedro : Que fais-tu là ?
-Kaïla : Tu n'es pas bien Pedro, je le sais, ça se voit sur ton visage. Tant que tu ne m'auras pas parlé, je ne te laisserai pas seul
-Pedro : Ecoute Kaïla, je t'apprécie beaucoup mais là, j'ai envie d'être seul.
Sans écouter les recommandations que son ami lui faisait part, la jeune fille se précipita à l'intérieur de la maison. Elle s'installa sur le canapé posant les mains sur ses genoux et posa ensuite son regard sur Pedro. Elle était décidée à ne pas bouger de là, tant que le jeune homme ne lui aura pas parlé.
-Pedro : STP, n'insiste pas.
-Kaïla : Qu'est ce que tu as, Pedro ? Je ne te reconnais pas. As-tu perdu confiance en moi ?
-Pedro : ne dis pas de bêtise
-Kaïla : Bha alors, où est le malaise ?
-Pedro : Tu m'étouffes, tu peux comprendre ça ?
Ces mots résonnaient dans la tête de la belle brune. Elle sentait son sang se geler sur place. Ou était passé le Pedro complice qu'elle avait connu quelques mois auparavant. Elle voulait simplement être là pour lui, l'aider, mais apparemment cela n'avait plus l'air de lui faire plaisir.
-Kaïla : j'essayais simplement de me montrer amical.
-Pedro : Justement, c'est bien ça le problème. Toi et moi, nous n'avons plus aucun rapport amical à présent.
-Kaïla : Je... Comment peux-tu dire ça, alors que l'on a vécut énormément de chose tous les deux
-Pedro : on a vécut trop de chose, c'est ce qui a brisé notre amitié
-Kaïla : Je vois de quoi tu parles ! Mais je ne vois pas en quoi c'est un problème, on avait dit qu'on oubliait tout, qu'on faisait comme si rien ne s'était jamais passé.
-Pedro : On l'avait dit, c'est vrai. Mais je n'y arrive plus. Ne m'en veux pas !
La jeune fille se leva, détachant la pince qui retenait ses longs cheveux noirs au niveau du cou et s'approcha à petit pas de Pedro. D'une voix confiante, elle lui murmura calmement
-Kaïla : Moi non plus, je n'y arrive pas. Je me suis longtemps forcé à essayer d'oublier, mais il doit y avoir une raison et je la connais depuis déjà bien longtemps mon Pedro, laisse nous une chance.
Elle lui adressa un sourire confiant puis l'embrassa sans même éprouver une hésitation. Elle était persuadée qu'ils étaient faits pour être ensemble et comptait bien se battre pour ça. Mais elle n eut rien en retour, Pedro se recula aussitôt
-Pedro : Tu es devenue folle ?
-Kaïla : On est fait pour être ensemble, Pedro, arrêtons de nous voiler la face, ça ne sert strictement à rien.
-Pedro : Je crois que tu as très mal compris, entre toi et moi, il n'y a rien, même de l'amitié il n'y en a plus maintenant. On devrait mettre des distances
-Kaïla : Au fond de toi, tu sais que j'ai raison, mais tu essaies par n'importe quel prétexte pour t'en dissuader.
-Pedro : ça suffit maintenant, j'en ai assez entendu !
-Kaïla : Je t'aime et peu importe le temps que tu accordes pour ta carrière, je te soutiendrais toujours. Peu importe le temps qu'il faudra, je t'attendrai.
-Pedro : Tais-toi. Tu n'es pas Lola et tu ne le seras jamais. Tu ne prendras jamais sa place auprès de moi.
Kaïla n'était pas déstabilisée par les remarques du jeune homme. Elle attrapa au passage un bout de papier qui traînait sur le meuble de la télé et sorti un stylo de sa poche. Sous les yeux de Pedro, elle griffonna quelques mots sur le bout de papier et le donna à Pedro avant de regagner la sortie. D'un ton qui exprimait la confiance, elle lui dit «Á ce soir», puis elle s'en alla sans rien ajouter de plus.
Dés son départ, le beau jeune homme posa les yeux sur le bout de papier où il pu lire : «Hotel HaydenSpryt, rejoint moi à 20h30, ta Kaïla».

# Posté le vendredi 28 décembre 2007 13:37